Entre 5 000 et 10 000 clandestins, venus des régions les plus défavorisées du Brésil, trouent la forêt guyanaise, en quête du métal le plus précieux : l'or. Ils n'ont
qu'une loi : celle des armes, et empoisonnent les rivières, avec le mercure qu'ils utilisent, pour amalgamer leur butin.
Saisie et destruction du matériel clandestin
Dans cette France du bout du monde, l'utilisation du mercure est pourtant interdite depuis 2006. Régulièrement, la gendarmerie procède à des opérations de démantèlement des
sites clandestins. Au cours de ces interventions, baptisées « Anaconda », le matériel utilisé par les clandestins est systématiquement détruit, sans réellement pouvoir les
inquiéter.
Pour sauver l'image de leur profession, les quarante orpailleurs privés autorisés par l'Etat à prospecter en forêt, se font désormais appeler « opérateurs miniers ».
L'un d'eux, la Compagnie Minière Boulanger, a accepté de nous guider à travers ses mines et son camp. De la paillette au lingot, regardez ce reportage tourné par Jean-Etienne Mach
(cliquez ici).
Fabien Reynaud vit depuis dix ans en Guyane, où il dirige soixante-dix personnes au sein de sa compagnie. Comme ses confrères, cet ingénieur de 35 ans est régulièrement confronté aux
clandestins.
Devant l'impossibilité de contrôler les six cent kilomètres de foret, qui séparent la France et le Brésil, il appelle à un démantèlement des réseaux, qui entretiennent depuis le
Brésil, le pillage aurifère de la Guyane. Ecoutez son témoignage.
Pour en savoir plus :
Guyane Française, l’or de la honte (Calmann-Lévy)
Axel May a parcouru la foret et les mines guyanaises, du nord au sud. Il nous livre un récit décapant sur cette soif de l’or, qui
n’est pas sans conséquence sur l’environnement, comme sur la santé des populations amérindiennes.
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